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Idée reçue : Les banques ne prêtent qu’aux riches

« Aujourd’hui, pour une personne sans emploi qui souhaite se mettre à son compte, accéder à un crédit bancaire, même pour une petite somme, est très compliqué. Ceci dit, cette réalité ne doit pas masquer les alternatives qui fonctionnent ou exonérer de toute responsabilité.

Quand on prête, on cherche à évaluer le risque d’un non remboursement et à établir une relation de confiance qui ne repose pas uniquement sur les garanties financières. Elle se construit sur un ensemble d’informations sur la personne et son projet. Pour un créateur, ne pas accéder à un prêt bancaire au démarrage est une difficulté qui aura des répercussions dans la durée, car il sera encore plus difficile d’obtenir ensuite un financement pour le développement de l’entreprise. Que ce soit par choix ou par défaut, une très grande majorité de créateurs d’entreprise démarrent sans financement. Seuls 29 % des créateurs d’entreprises en Auvergne-Rhône-Alpes déclarent avoir bénéficié d’un emprunt bancaire et 65 % n’ont mobilisé que leurs ressources personnelles (étude SINE 2016 qui n’intègre pas les micro-entrepreneurs). Or s’auto-financer peut être risqué, tandis que se faire financer peut être une véritable opportunité. Que vous soyez micro-entrepreneur, créateur d’une TPE ou d’une future PME, des réseaux associatifs tels que l’Adie, France Active, Initiative France ou le Réseau Entreprendre sont là pour vous aider à trouver les solutions de financement adaptées à votre projet. Le rôle de l’Adie est précisément de prêter à ceux qui n’ont pas réussi à mobiliser les banques. Avec le dispositif « Je finance mon projet », la Région permet aux créateurs de bénéficier d’un financement et d’un accompagnement gratuit pendant trois ans. Car bien financer son projet au démarrage, c’est aussi réfléchir à ses besoins à moyen terme. D’où l’importance d’identifier tout de suite les bons partenaires. »

 

Etienne Taponnier, directeur régional Auvergne-Rhône-Alpes de l’Adie