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COVID-19 - L'Adie plaide pour une relance inclusive

L'Adie révèle que la moitié des entrepreneurs qu’elle accompagne pensent qu’ils ne pourront pas relancer leur activité après le confinement. Afin d’empêcher ce gâchis inacceptable, touchant particulièrement les territoires les plus vulnérables, l'Adie plaide pour une relance insclusive. Pour l’aider à relever ce défi économique et social, elle lance un appel à la solidarité de ses partenaires financiers, et interpelle les pouvoirs publics.

Les travailleurs indépendants affectés dramatiquement par la crise

Depuis le 17 mars, la France est entrée dans une crise économique d’une nature et d’une gravité sans précédent. Aussitôt, l’Adie a mis en place un plan d’urgence visant à proposer des solutions aux entrepreneurs qu’elle accompagne et faire le diagnostic de leur situation économique grâce à des entretiens individuels.

Grâce à l’analyse des premières séries d’entretiens, réalisée par l’Institut Audirep, complétée par une enquête inédite menée par l’Adie à la mi-avril auprès de près de 2 000 entrepreneurs, il a été mis en évidence que:

  • 96 % des entrepreneurs ont dû cesser en totalité ou partiellement leur activité suite au confinement.
  • 78 % sont d'ores et déjà en grande difficulté et 18 % prévoient de l'être dans les 3 mois.
  • 55 %* des entrepreneurs estiment qu'ils vont devoir fermer leur activité.

Plutôt récentes, ces entreprises relèvent souvent des secteurs les plus impactés par le confinement (commerce, restauration, services à la personne...) et ne disposent ni de la trésorerie ni des fonds propres permettant de « tenir » pour faire face à un arrêt aussi brutal de leur activité.

« Les entrepreneurs sont terriblement anxieux pour la suite, et la moitié d’entre eux pensent ne pas pouvoir poursuivre leur activité à la sortie du confinement, alerte Frédéric Lavenir, Président de l’Adie. Cette perspective n’est pas supportable, elle n’est pas acceptable. Ni supportable ni acceptable que tant de projets et d’espoirs portés se terminent par un échec immérité et le retour aux minima sociaux. Ni supportable ni acceptable que ces services rendus, cette richesse créée au profit de tous, disparaissent purement et simplement. »

Pour la plupart des entrepreneurs à faibles revenus comme ceux accompagnés par l’Adie, la relance après confinement sera quasiment une nouvelle création. Il faudra reconstituer des stocks et retrouver des clients. Cela suppose du temps et de l’argent, qu’ils n’ont pas, alors même qu’il faudra payer les arriérés de dettes existantes, de loyers et de charges et que donc la capacité d’endettement supplémentaire est limitée ou nulle.Sans apport en fonds propres, la majorité de ces entrepreneurs, dont la plupart ne sont pas couverts par l’assurance chômage, devront se résoudre à vivre de minima sociaux. Au-delà des dizaines de milliers de personnes accompagnées par l’Adie, ce sont des centaines de milliers de travailleurs indépendants à faibles revenus qui sont concernés par cette sombre perspective.

La nécessaire mobilisation de tous pour une relance inclusive

Voilà pourquoi le plan de relance mis au point par l’Adie, d’ores et déjà opérationnel et prêt à accompagner le déconfinement, repose sur :

  • Un dispositif d’accompagnement renforcé au plus près des personnes et de leurs situations particulières
  • Une offre de quasi fonds propres, sous forme de prêts d’honneur. Nous estimons le besoin total à 30 millions d’euros pour les entrepreneurs accompagnés par l’Adie. C'est pourquoi, la mobilisation de tous - collectivités territoriales, entreprises, banques, assurances – est indispensable.

3000 euros pour tous les travailleurs indépendants

Cette mobilisation générale sur le terrain est nécessaire mais elle ne sera pas suffisante pour permettre une véritable relance. C’est pourquoi nous demandons à l’État de mettre en place sans tarder un ambitieux programme de sortie de crise sans lequel l’entrepreneuriat individuel sera totalement sinistré d’ici la fin de cette année :

  • Une prime de redémarrage de 3 000 euros, à l’issue de la période de versement de l’aide d’urgence du fonds de solidarité pour tous les travailleurs indépendants, en activité avant le 15 mars 2020 et répondent aux conditions de plafond de chiffre d’affaires et de bénéfice du fonds de solidarité.
  • Une exonération de cotisations sociales, plafonnée à 1 000 euros, pendant un an, avec maintien de droits.

CONTACTS :

Par téléphone : 09 69 32 81 10

Via le site internet de l’Adie : https://www.adie.org/